Le service statistique des ministères chargés de l’environnement, de l’énergie, de la construction, du logement et des transports (Sdes) a publié le 4 mars son « état des connaissances en 2025 » de la qualité des eaux superficielles et souterraines en France. Ces ressources en eau, bien qu’essentielle à l’alimentation en eau potable et au mineiten de la biodiversité aquatiques, subissent des pressions constantes.

Cette publication concise et illustrée dresse le bilan à large échelle de la qualité récente des cours d’eau et des nappes d’eau souterraines, et revient également sur l’évolution observées lors des dernière décennies. Les résultats récents révèlent une amélioration progressive, mais insuffisante, de l’état des masses d’eau :

  • Des concentrations en Nitrates élevées pour la moitié Nord de la France, stables et sans évolutions à la baisse depuis 2013.
  • Une nette amélioration pour le Phoshpore depuis le début des années 2000 jusqu’au milieu des années 2010, avec une stabilisation depuis.
  • Une forte variabilité de la contamination en pesticides selon les bassins-versants, le bassin du Doubs se situant à un niveau intermédiaire de contamination.
  • Des eaux souterraines dégradées par une grande variété de polluants : métaux, solvants, HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), PFAS (per- et polyfluoroalkylées), résidus pharmaceutiques, pesticides…
  • Un lien établit entre la dégadradation de la qualité de la ressource en eau et la fermeture de captages d’eau potable sur la période 1980-2025. Désormais, la vétusté des installations et les problèmes liés au débit sont dorénavant à l’origine des principales causes de fermeture des captages d’eau, soulignant la fragilité d’une ressource à la fois exposée aux pollutions locales et aux effets du changement climatique.